Localiser un texte consiste à l’adapter à un public précis en tenant compte de différents éléments comme la langue, la culture, la zone géographique, le groupe social ou encore la tranche d’âge. Et les avantages sont considérables :
Dans un monde comme le nôtre où il pleut des données, la localisation est par ailleurs bien plus facile qu’avant.
Dans la pratique, les entreprises québécoises font de la localisation depuis longtemps déjà en faisant traduire leurs documents en anglais pour les autres provinces du pays. Il faut cependant savoir que la localisation ne se traduit pas forcément par… de la traduction. Hé non! Localiser, ça peut aussi consister à adapter un texte dans une même langue parlée dans une autre région du même pays ou ailleurs dans le monde. Ce n’est pas pour rien qu’on trouve dans le correcteur orthographique de Microsoft Word pas moins de 15 variantes de français (oui, vous avez bien lu!), correspondant chacune à une zone géographique différente.
Pour toucher la corde sensible, il ne suffit pas de parler aux gens dans leur langue; il faut aussi les faire sentir chez eux. Vous ciblez le Québec? Rédigez vos textes en fonction des Québécois et de leur vécu. Vous ciblez aussi les francophones d’Europe? Épurez vos textes des régionalismes québécois. Et si la couleur locale est incontournable, vous pourriez très bien vous retrouver avec 15 variantes du même site Web, à l’image du correcteur orthographique de Microsoft Word. Vous ne savez trop quoi faire? Sachez que TRSB peut vous aider!
Le français n’est pas la seule langue à avoir plusieurs variantes. Pour le néerlandais, vous pourriez avoir besoin de deux versions : une pour la Belgique et une autre pour les Pays-Bas. La question se pose aussi pour l’espagnol, langue parlée dans de nombreux pays. Et que dire des différences entre l’anglais canadien, américain et britannique!
Vous avez raison, revenons à nos moutons. Voyons à quoi il faut faire attention quand on fait traduire un site Web :
Si votre texte dit qu’il « vente à écorner des bœufs », votre traducteur n’ira pas raconter aux anglophones qu’on dépossède des bœufs de leurs cornes. Il dira plutôt qu’il vente vraiment beaucoup.